Le Jésus Festival a rassemblé plus de 5200 festivaliers et 400 bénévoles à Paray-le-Monial, du 22 au 24 août. Un festival de musique chrétienne qui a baigné dans une atmosphère joyeuse, décontractée et familiale.
Des participants de tous âges et de tous horizons, dont de nombreuses familles avec enfants, se sont retrouvés pour écouter, chanter et danser sur des compositions de musiciens chrétiens. Dans ce cadre aux airs de kermesse, on pouvait croiser des T-shirts affichant des messages comme «Jésus t’aime», «Jean 3, 16» ou «Child of God», des croix huguenotes ou latines, et même quelques soutanes.
Côté musique, il y en avait pour tous les goûts : de la musique celtique avec le collectif breton Cieltik ou les Irlandais de Rend Collective (tête d’affiche du festival), du rap (Imrah, RST, Kunghino, Gaillard Jules…), de la pop-louange (Matt Marvane, Be Witness, Collectif Cieux Ouverts, Antydot), du reggae (Les Guetteurs) ou du gospel (Morijah). La météo – grand soleil durant les trois jours – a permis à la fête d’être totale. Les concerts ont été programmés en décalé sur plusieurs scènes afin d’éviter toute concurrence entre les artistes.
La joie malgré les aléas
Le point d’orgue a été le concert de Rend Collective, un groupe de folk rock chrétien. Une coupure de courant en fin de spectacle n’a pas entamé l’enthousiasme des festivaliers. Le show s’est poursuivi autant sur scène, où les artistes ont tenté de continuer en acoustique, que dans le public. Tandis que les musiciens s’efforçaient de se faire entendre, la foule dansait, frappait des mains et chantait des louanges comme «J’ai Jésus dans mon bateau» (YouthFR et Conozco), «Comment ne pas te louer» ou tout simplement criant «Jésus». C’était la preuve, s’il en fallait, que la seule véritable star qu’ils étaient venus honorer était Jésus. L’ambiance était si surprenante et si joyeuse que certains ont même cru que la coupure était volontaire.
Un pari réussi et un rendez-vous déjà pris
Pour Manu Schultz, l’un des fondateurs du Jesus Festival, l’ambition est claire: «Nous voulons faire connaître le nom de Jésus parce qu’il a tout changé dans notre vie». Ce missionnaire du TopChrétien (qui co-organise l’événement avec la Communauté de l’Emmanuel et les éditions Première Partie) se dit «un fan de Jésus et de musique».
Le changement de date, de début juillet à fin août, a été un pari réussi. «Nous craignions de perdre le public, mais celui-ci a suivi. L’essai est donc transformé», glisse ce supporter évangélique de l’ASM Clermont Auvergne, une passion qu’il partage avec le catholique Louis-Etienne de Labarthe, directeur du Festival et ex-directeur de la communication de la Communauté de l’Emmanuel. Le rendez-vous est déjà donné pour une cinquième édition les 21, 22 et 23 août 2026.
Plus qu’un festival pour les chrétiens, les organisateurs espèrent que les participants inviteront leurs proches en cheminement spirituel, ou tout simplement non-croyants. «Notre rêve, c’est que les gens puissent dire: “Je ne pensais pas que les chrétiens étaient comme ça, qu’ils étaient remplis d’amour, de paix, de joie, et ça me donne envie de rencontrer ce Jésus”», confie encore Manu Schultz. Au vu des sourires sur les visages de tous les participants, une chose est certaine: cet amour, cette paix et cette joie émanaient de l’événement.
Source & Crédit Photo : Evangeliques.info