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Mauritanie : Quinze dirigeants chrétiens inculpés après diffusion de la vidéo d’un baptême

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Quinze responsables chrétiens ainsi que leurs familles ont été arrêtés en Mauritanie ces deux dernières semaines après la mise en circulation d’une vidéo montrant une célébration de baptême.

Trois dirigeants chrétiens ont été arrêtés le 30 novembre en Mauritanie par les autorités en réaction à une vidéo montrant une cérémonie de baptême. Depuis, douze autres ont connu le même sort. Le groupe d’aide et de défense des chrétiens International Christian Concern (ICC) indique que les familles ont également été emmenées par la police.

Pourtant, il relève dans une publication du 13 décembre que cette république islamique du nord-ouest de l’Afrique est signataire du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), qui garantit à chacun la «liberté d’avoir ou d’adopter une religion ou une conviction» de son choix.

Cependant en pratique, il n’est pas autorisé de faire du prosélytisme et d’exprimer publiquement une croyance autre que l’islam, selon le plus récent rapport sur la liberté religieuse internationale du Département d’Etat américain (2022).

En outre, l’amendement 306 du Code pénal mauritanien déclare que «tout musulman qui apostasie explicitement l’islam, ou qui dit ou fait quelque chose qui exigerait ou inclurait cela, ou qui renonce à ce qu’il sait être exigé par la religion, sera emprisonné pendant trois ans». Durant cette période, l’accusé doit se repentir sous peine d’être «condamné à mort pour blasphème».

Quelques droits accordés au milieu de la persécution

Le pays est placé 20e sur 50 dans l’Indice de persécution établie par l’ONG Portes Ouvertes en 2023. «Selon les musulmans, la moitié de la population du village (où ont eu lieu les premières arrestations) est devenue croyante. Ils veulent arrêter la progression de l’Evangile dans ce pays fermé», a rapporté un responsable chrétien local à Christian Daily.

Si l’impression et la distribution de documents religieux autres que ceux issus de l’islam sont également interdites, le gouvernement en autoriserait la possession. Les rassemblements religieux non islamiques dans les espaces privés sont aussi possibles, s’ils ont étaient acceptés au préalable par les autorités et que les membres ne cherchent pas à convertir d’autres personnes.

Source & Crédit Photo : Radio-canada.ca / Portes Ouvertes

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