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Côte d’Ivoire : Aboisso s’unit dans la prière pour une élection présidentielle apaisée

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Dans la nuit du vendredi 22 au samedi 23 août, plusieurs communautés chrétiennes du département d’Aboisso se sont retrouvées pour une grande veillée dénommée « Nuit de prière pour la Nation ».

Une rencontre marquée par des chants, des confessions et des prières, avec un seul objectif : « implorer la grâce divine pour que l’élection présidentielle à venir se déroule dans la paix et la concorde », selon les organisateurs.

À la tête de l’organisation, le Révérend Apôtre Promesse Béni, surintendant des églises du Ministère d’évangélisation et de délivrance, a expliqué que cette initiative s’inscrit dans une volonté de tirer les leçons du passé.

« Nous voulons éviter à la Côte d’Ivoire une nouvelle crise comme celle de 2010-2011 », a-t-il déclaré, tout en insistant sur la nécessité d’invoquer la miséricorde de Dieu pour la nation.

Tout au long de la nuit, les pasteurs ont exhorté les fidèles à devenir des artisans de paix, selon Jérémie 29:7 comme suit : « Recherchez le bien de la ville où je vous ai menés en captivité, et priez l’Éternel en sa faveur, parce que votre bonheur dépend du sien. » Une parole qui a résonné comme un appel à la responsabilité citoyenne et spirituelle.

La rencontre a également enregistré la présence de personnalités, parmi lesquelles le président du Conseil régional du Sud-Comoé, Dr Aka Aouélé, qui a apporté un soutien financier à l’organisation.

Dans un élan d’unité interreligieuse, l’imam Fatoh, vice-président du Conseil supérieur des imams, des mosquées et des affaires islamiques (COSIM) d’Aboisso, a aussi pris part à la cérémonie.

Ainsi, les fidèles, les bras levés ou agenouillés, ont multiplié les supplications pour que la Côte d’Ivoire connaisse des élections sans violence. Les organisateurs ont d’ailleurs réaffirmé leur engagement à poursuivre ces initiatives spirituelles en faveur de la paix.

Un engagement qui prend tout son sens dans un pays encore marqué par les douloureux souvenirs de la crise postélectorale de 2010-2011, officiellement à l’origine de 3 000 morts.

AIP/Saint Bénifils​

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