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Côte d’Ivoire : Des aumôniers formés pour devenir de véritables ambassadeurs du Christ

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« L’aumônier, ambassadeur du Christ ». C’est autour de ce thème central qu’a débuté, le lundi 20 avril 2026, une session de formation en aumônerie à l’église Le Bon Pâturage de Yopougon Niangon Sud.

 Initiée par l’ONG Senevie, en collaboration avec l’AAJC, cette formation de deux semaines rassemble des pasteurs, des membres d’ONG, des aumôniers en activité ainsi que des aspirants venus de plusieurs églises de Côte d’Ivoire. L’objectif affiché est clair : outiller les serviteurs de Dieu appelés à exercer le ministère d’aumônier.

« Il faut être préparé pour ce ministère particulier. Être aumônier, ce n’est pas seulement prier pour les personnes, c’est aussi les accompagner dans des contextes souvent difficiles : hôpitaux, prisons, armée, écoles, entreprises ou encore terrains de sport », a expliqué Adjeoda Koffi, président de l’ONG Senevie et initiateur de cette rencontre.

Selon lui, cette initiative vise également à « redorer le blason de l’aumônerie en Côte d’Ivoire » et à permettre aux participants de bénéficier d’un véritable renforcement de capacités.

Venu spécialement de Lyon, en France, le formateur Jacques Gibas a donné le ton dès la première journée. Il a présenté les réalités du métier d’aumônier, ses exigences ainsi que son rôle auprès des différents publics.

Dans un enseignement fortement appuyé sur les Saintes Écritures, le formateur a insisté sur l’identité du croyant en Christ.

« Avant d’accomplir ce dessein de Dieu, il faut être conscient de qui nous sommes en Lui. L’aumônier est un ambassadeur : il représente le Christ partout où il est envoyé. Cela exige une vie consacrée, une éthique irréprochable et de réelles compétences humaines », a-t-il souligné.

Prévue jusqu’à ce 1er mai 2026, cette formation abordera plusieurs modules essentiels, notamment l’écoute active, la communication en milieu sensible, la gestion du péché, la grâce de Dieu, la repentance, le pardon, la prière d’accompagnement, l’éthique de l’aumônier ainsi que la gestion du stress et des traumatismes.

Des ateliers pratiques et des mises en situation figurent également au programme afin de permettre aux participants d’allier théorie et expérience de terrain.

Pour cette journée inaugurale, la salle de l’église Le Bon Pâturage affichait complet. Parmi les participants figurait l’aumônier sportif Thomas Koffi Yao, bien connu dans l’univers du football local.

À l’issue de la rencontre, il a exprimé sa satisfaction : « C’est exactement ce dont nous avions besoin. La qualité des enseignements et la clarté apportée sur notre identité nous équipent déjà davantage. Je repars motivé. »

D’autres participants, issus notamment d’ONG et d’aumôneries hospitalières, ont également salué cette initiative, soulignant le manque de cadres de formation structurés dans le domaine en Côte d’Ivoire.

En réunissant des églises, des ONG et des acteurs de terrain, l’ONG Senevie et l’AAJC entendent poser les bases d’une aumônerie plus professionnelle, mieux structurée et plus efficace en Côte d’Ivoire.

Si cette dynamique se maintient, les organisateurs espèrent voir émerger une nouvelle génération d’aumôniers capables d’impacter tous les milieux de la société avec compassion, compétence et intégrité.

La formation prend fin ce 1er mai, date à laquelle une cérémonie de remise d’attestations viendra marquer l’envoi officiel de ces nouveaux ambassadeurs du Christ.

Emmanuel Dechrist

 

 

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