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Côte d’Ivoire : Le procureur dément les rumeurs de décès du Prophète David Jérémy

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Un vent de panique a soufflé sur les réseaux sociaux ivoiriens ces dernières heures, suite à la rumeur annonçant la mort de N’Guessan Koffi Aimé, leader de l’Église Christ Familly, mieux connu du grand public sous le nom de « Prophète David Jérémie ». Mais, ce jeudi 13 août, le procureur de la République près le tribunal de première instance d’Abidjan a coupé court à ces spéculations par un démenti, assorti d’un avertissement ferme.

« N’Guessan Koffi Aimé est en vie »

Dans un communiqué officiel rendu public ce jour, le parquet affirme sans équivoque : « Contrairement aux fausses informations diffusées et relayées par certaines personnes sur les réseaux sociaux, annonçant son décès, N’Guessan Koffi Aimé est en vie. »

Une déclaration qui met fin, du moins officiellement, à une cascade de publications alarmistes qui agitaient la toile ivoirienne depuis plusieurs heures.Une garde à vue et une urgence cardiaque

Pour rappel, le prédicateur avait été interpellé le lundi 10 août dans le cadre d’une enquête ouverte par la Préfecture de Police d’Abidjan.

Selon le procureur, « s’étant plaint dans la nuit d’une douleur à la poitrine, il a aussitôt été conduit à l’Institut de Cardiologie d’Abidjan ».

Les examens médicaux ont révélé une artère obstruée, nécessitant une intervention chirurgicale d’urgence. Celle-ci « a immédiatement subi, avec succès, une intervention chirurgicale », précise le communiqué, en ajoutant également que « son état est stable ».

Le parquet hausse le ton et cite la loi

Au-delà du démenti, le procureur de la République a profité de cette tribune pour adresser un avertissement solennel aux auteurs et complices de cette désinformation. Le texte est sans équivoque : « La publication de nouvelles fausses par le biais d’un système d’information est constitutive d’une infraction pénale. »

Et, à  lui, d’ajouter, en citant l’article 183 du Code pénal ivoirien : « Les auteurs et les relais de telles nouvelles tombent sous le coup de l’article 183 du Code pénal. Ils encourent une peine d’emprisonnement d’un à six ans et une amende de 500.000 à 5.000.000 de francs CFA. »

Une affaire suivie de près par le monde évangélique

Alors que les fidèles de Christ Familly et les observateurs religieux suivent cette affaire avec attention, ce communiqué du parquet rappelle avec force que les dérives de l’information en ligne ne restent pas impunies.

L’affaire, qui mêle procédure judiciaire et inquiétude sanitaire, prend ainsi une tout autre dimension : celle d’un rappel à l’ordre légal dans un contexte numérique où la rumeur se propage parfois plus vite que la vérité.

Saint Bénifils

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