Chants, tam-tams en cadence et prières ferventes. La place CP1 de Yopougon a vibré au rythme de la deuxième édition de « La Marée Blanche », samedi 11 juillet 2026, sous un ciel complice. Organisé par le Conseil communal des guides religieux de Yopougon, sous l’égide de l’Évêque Dr Jonathan Gba, ce rendez-vous spirituel a rassemblé les fidèles des Églises révélées d’Afrique autour d’un même idéal : le Christ, célébré à travers les sonorités traditionnelles et les cantiques hérités des assemblées religieuses ancestrales.

La ferveur était palpable, ce samedi 11 juillet 2026, sur l’esplanade de la place CP1 à Yopougon. Fort du succès retentissant de la première édition, les croyants étaient venus encore plus nombreux pour la deuxième édition de « La Marée Blanche ».
Christianisme céleste, Harriste, Papa Nouveau, Dehima et Messianique : chaque congrégation avait dépêché sa chorale, transformant l’espace en une véritable mosaïque sonore. Tambours d’appel, balafons et clochettes rythmaient les louanges devant une foule de plusieurs milliers de fidèles, dans une ambiance où l’unité le disputait à la solennité.

Un aréopage de leaders spirituels pour un même message
La tribune officielle a accueilli un impressionnant aréopage de sommités religieuses. Se sont relayés tour à tour le grand prêtre Ettien Bawaba (églises Dehima), le Prophète Papa Nouveau, Son Éminence René Makoubi, le Très Révérend supérieur Luc Yesso (église Harriste), le chef suprême Très Révérend pasteur Pierre Dondo Gnamba (Églises messianiques mondiales), ainsi que le vénérable suprême évangéliste Herbert Doué (Christianisme céleste).
Leur message, unique et unanime, appelait à la paix et à la cohésion sociale pour la Côte d’Ivoire et l’Afrique tout entière, réaffirmant le rôle prophétique du clergé dans la consolidation du vivre-ensemble.

La politique s’invite dans la ferveur spirituelle
Parmi la foule, une figure politique se distinguait. Henriette Lagou, candidate à l’élection présidentielle de 2025, n’a pas caché son émotion. Visiblement touchée par l’ambiance, elle a confié à l’assistance : « Je suis Ivoirienne, Africaine, et cela me concerne directement. Être à leurs côtés et les entendre prier sans relâche pour la paix en Afrique est un réconfort. C’est exactement ce que nous réclamons pour notre avenir. » Une déclaration qui souligne l’importance de ces ponts entre la sphère spirituelle et l’engagement civique.
Parrain de l’événement, Adama Bictogo, député-maire de Yopougon, n’a malheureusement pu y prendre part, retenu par l’organisation des festivités marquant la célébration de l’Indépendance dans sa commune. Il a néanmoins tenu à adresser un message de reconnaissance aux organisateurs, soulignant que « c’est bien le moment que les religieux s’activent dans la prière, car la nation en a cruellement besoin ».

L’appel vibrant du père fondateur
L’initiateur de « La Marée Blanche », l’Évêque Dr Jonathan Gba, grand médiateur évangélique de Côte d’Ivoire, affichait un large sourire en contemplant l’assistance. S’adressant à la foule, il a martelé : « Qui pouvait penser qu’un jour on aurait cette image ? Plusieurs religions prier ensemble. Vous voyez, si Dieu nous a tous créés à la même mesure, c’est qu’on doit s’unir, et cette union va profiter à notre cher pays. » Alors que Yopougon s’apprête à célébrer l’Indépendance, le prélat a conclu en élevant une prière pour que le Seigneur « étende Sa main sur notre nation et renforce également la foi des fidèles ».
Cette deuxième édition, placée sous le signe du rassemblement et de l’espérance, confirme que « La Marée Blanche » s’impose désormais comme un rendez-vous incontournable du calendrier spirituel ivoirien, où la diversité des rites devient une force au service de l’unité nationale.

Saint Bénifils






