L’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI) a tourné une page historique de son existence. Le dimanche 7 juin 2026, la journaliste et présentatrice vedette de la RTI 1, Marie-Laure N’Goran, a été élue à la tête de la principale faîtière des professionnels des médias du pays. Une élection qui marque un tournant décisif pour l’organisation, puisqu’elle devient, trente-cinq ans après, la création de l’UNJCI en 1991, la première femme, à accéder à ce poste de présidente.

La cérémonie de passation de charges avec le président sortant, Jean-Claude Coulibaly, s’est déroulée le jeudi 18 juin 2026, à la Maison de la presse d’Abidjan-Plateau, dans un esprit de responsabilité et de continuité.

La nouvelle présidente, tête de la liste « UNJCI Nouvelle Vision–MLN », a été plébiscitée à l’issue d’un scrutin qui a réuni une large majorité des congressistes.

Sur 408 suffrages exprimés, elle en a remporté 244, soit 59,80 % des voix, contre 161 (39,46 %) pour son adversaire Stéphane Bahi, journaliste à l’hebdomadaire « L’Éléphant Déchaîné ». Trois bulletins blancs ont également été enregistrés.

Ce 12ᵉ congrès électif, qui s’est tenu les 6 et 7 juin derniers sous le thème évocateur de « Rassemblement et reconstruction », a ainsi consacré une professionnelle aguerrie dont le parcours inspire le respect.

Diplômée et reconnue pour son professionnalisme, Marie-Laure N’Goran est une grande figure du paysage audiovisuel ivoirien. Depuis 2010, elle illumine les écrans de la RTI 1 en tant que présentatrice du journal télévisé de 20h, où sa voix apaisante et sa rigueur ont conquis le public.

Un nouveau cap pour la profession
Avec ce mandat de trois ans, Marie-Laure N’Goran hérite d’une mission cruciale pour l’avenir de la corporation. Elle devra fédérer les professionnels autour d’un projet ambitieux, défendre les droits des journalistes, renforcer leur éthique et promouvoir une presse libre et responsable.

Elle aura également à relever le défi de l’adaptation aux mutations numériques et de la lutte contre la désinformation, dans un contexte où la profession a traversé une crise interne.

Dans sa première déclaration, elle a tenu à remercier chaleureusement ses pairs : « Cette marque de confiance m’honore et renforce mon engagement à servir notre union avec responsabilité, humilité et détermination », a-t-elle déclaré. Elle promet de travailler sans relâche pour redynamiser l’institution.

Une femme de foi et de conviction
Au-delà de sa carrière médiatique, Marie-Laure N’Goran puise sa force dans ses racines et ses convictions. Fille de l’artiste Lou Suzanne Nazou, ancienne gloire de la musique ivoirienne des années 80, aujourd’hui chantre, elle est également une fervente chrétienne évangélique.

Membre des Assemblées de Dieu de Côte d’Ivoire, elle est l’épouse du Pasteur N’Goran Isidore, officiant à l’Église AD Synatrésor Temple Ambassade de Gloire, à Cocody Riviera. Elle y dirige le département de communication et s’investit dans les œuvres sociales à travers les Actions des Ouvrières du Christ (AOC).

Son accession à la présidence de l’UNJCI a été accueillie avec une grande joie par sa communauté religieuse, qui voit en cette élection une consécration divine et une opportunité de servir la nation avec sagesse.

L’élection de Marie-Laure N’Goran marque ainsi le début d’une nouvelle dynamique pour la presse ivoirienne. Les regards sont désormais tournés vers la mise en œuvre de son programme et les actions concrètes qu’elle compte mener pour répondre aux aspirations des journalistes et contribuer au rayonnement du métier en Côte d’Ivoire.
Saint Bénifils






